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Un être humain dont la vision des couleurs est considérée comme normale est capable de percevoir 15000 nuances.
L'un des aspects les moins connus de l'ophtalmologie consiste en l'étude des déficiences de la vision colorée appelées « dyschromatopsies ». Le daltonisme en est la forme la plus familière. Ce n'est pas une maladie.
Le mot "daltonisme" a aujourd'hui un sens large : on parle d'anomalies de la vision des couleurs. Il y a, en effet, un certain nombre d'anomalies de type et d'origine différentes.
Il faut savoir toutefois que le daltonisme ne correspond qu'à l'aspect héréditaire des anomalies de la vision des couleurs. L'autre aspect concerne les déficiences acquises de la perception colorée. (exemples : alcoolisme, intoxication chimique ...)
L'oeil est capable, grâce à 3 types de cellules rétiniennes spécifiques appelées cônes, de percevoir les couleurs fondamentales rouge, verte et bleue. Une 2e sorte de cellules sensorielles existe, les bâtonnets : cependant, ils sont utiles pour l'adaptation de l'oeil à l'obscurité, et n'ont pas trait à la perception des couleurs.
Voir Schéma oeil + cônes (Doc 1;2)

Doc 1 : Structure de l'oeil

Doc 2 : Structure d'un cône
Ces signaux sont ensuite transmis par les voies optiques vers le cerveau sous forme de messages codés (par couples antagonistes rouge-vert et bleu-jaune : couleurs opposées).
Le cerveau élabore alors la sensation colorée au niveau du cortex visuel puis d'autres centres cérébraux nous font prendre conscience de la perception colorée.
Chez un individu qui a une vision des couleurs "normale" les trois types de cônes sont présents, mais les daltoniens manquent d'un (ou très rarement deux) des types. Le genre d'anomalie (rouge/vert, jaune/bleu, etc.) est déterminé par le cône manquant.
Voir spectres (Doc 3;4)
Doc 3 : Spectres d'absorption des trois pigments présents dans les cônes

Doc 4 : Spectre des couleurs
Le physicien anglais John Dalton a décrit il y a deux siècles l'anomalie de la vision des couleurs dont il était atteint.
Le daltonien ne dispose pas des 3 cônes normaux pour former les couleurs.
Voir tableau types de daltonisme (Doc 5)
| Achromate (Absence totale de perception des couleurs) | Dichromate (Absence du gène, donc du pigment) | Trichromate anormal (le gène est hybride donc le pigment a une sensibilité différente) | |
| Cône L Rouge ( |
Achromate (monochromate) |
Protanope |
Protanomal |
| Cône M Vert ( |
Deutéranope |
Deutéranomal | |
| Cône S Bleu (Tritan) | Tritanope | Tritanomal |
3.1 Fréquence des différents types de daltonisme
On peut prévoir statistiquement les risques encourus par la descendance des sujets dyschromates (qui ont des troubles de vision des couleurs) et retrouver chez les ascendants les porteurs des gênes déficients.
Voir tableau fréquence des différents types de daltonisme (Doc 6)
Fréquences de divers types de
déficience de vision des couleurs chez les Européens
(modifiés de Wright,
1953)
|
Types de déficiences |
Fréquences dans la population (%) | |
|
Homme |
Femme | |
|
1. Monochromatisme |
Très rare |
Très rare |
|
2. Dichromatisme |
2,105 |
0,06 |
|
Protanope |
1,0 |
0,02 |
|
Deutéranope |
1,1 |
0,01 |
|
Tritanope |
0,005 |
0,003 |
|
3.Trichromatisme Anormal |
5,9 |
0,40 |
|
Protanomal |
1,0 |
0,02 |
|
Deutéranomal |
4,9 |
0,38 |
|
Tritanomal |
Assez rare |
Assez rare |
|
Déficience de vision des couleur |
8,0 (environ) |
0,46 (environ) |
3.2 Pourquoi les garçons sont plus touchés que les filles ?
Le daltonisme est dû à une anomalie génétique sur le chromosome X.
La femme possède deux chromosomes X, l'anomalie sur un gène est souvent compensée par l'autre gène normal. Elle peut donc transmettre le daltonisme sans en être atteinte : elle est porteuse.
L'homme n'a lui qu'un seul chromosome X, et un chromosome Y, le gène anormal ne peut donc pas être compensé.
Le daltonisme est par conséquent beaucoup plus fréquent chez les hommes (8% de la population française), que chez les femmes. (0.5%) (env. 8% x 8%)
3.3 Interprétation génétique
Les gènes codant les pigments rouge et vert se situent l'un près de l'autre sur le chromosome X et leurs séquences de nucléotides sont fort semblables.
Le gène codant le pigment sensible au bleu se trouve sur le chromosome 7 ; il a une séquence de nucléotides fort différente de celle des deux autres pigments. Ceci explique que la plupart des anomalies de la vision des couleurs concernent les pigments des cônes sensibles au rouge et au vert.
En dehors d'éventuelles mutations ponctuelles de ces gènes, avec leur fréquence propre, la plupart des anomalies de la vision des couleurs sont le résultat d'altérations génétiques des pigments des cônes sensibles au rouge et au vert, dues à des crossing-over des chromosomes durant la méiose.
Cette recombinaison peut conduire
Voir Schéma Gènes et Pigments (Doc 7)

4.1 Le test d'Ishihara
De quoi s’agit-il ?
Né en 1917, le test d'Ishihara est le plus connu et le plus utilisé de tous les tests de vision des couleurs.
Ce
test est un recueil de planches . La version en usage courant actuellement est
celle de 1962 et comprend 38 planches.
Comment fonctionne-t-il ?
Une planche pseudoisochromatique est constituée d'une mosaïque de points de couleurs différentes, disposés de façon apparemment aléatoire, au sein duquel apparaît une forme sur un fond.
On utilise un nombre réduit de teintes. Chacune d'elle apparaît à plusieurs degrés de taille, de saturation et de luminosité. Un ensemble de points reproduit une forme reconnaissable par l'unité de la teinte, mais au sein de cette forme on trouvera plusieurs saturations ou luminosités différentes de façon aléatoire.
Voir Planches (Doc 8)
L'erreur effectuée par un daltonien sur une planche est parfaitement déterminée. Cela permet une excellente fiabilité aux planches bien conçues à la condition que les couleurs soit parfaitement reproduites à l'impression, ce qui n'est pas facile.
A quoi sert-il ?
Ce test a été conçu pour déceler rapidement les dyschromatopsies héréditaires de type protan et deutan. (généralité, puis soit di- soit trichromate)
Ce livret y parvient avec une redoutable efficacité, au point qu'il est extrêmement rare qu'un daltonien parvienne à passer la totalité de l'Ishihara sans erreur (fiabilité de dépistage : 98 %).
Attention : les planches d'Ishihara ne peuvent en aucun cas déceler une
anomalie de type tritan et sont
Le test est également conçu pour distinguer les protans des deutans. Il y réussit assez moyennement avec un taux d'erreurs de 17 %.
Il faut savoir enfin que ce test est exclusivement qualitatif et non quantitatif. Ainsi, un daltonien atteint d'un trichromatisme anormal très minime fera le plus souvent presque autant d'erreurs qu'un dichromate complet.
4.2 Les tests de classement
Ces tests utilisent des échantillons de couleurs que le sujet doit classer dans un ordre convenu.
Voir Applet Java du test de Farnsworth et sa transcription en Page (Doc 9;9 Bis)
Doc 9 : Test de classement de jetons de couleurs selon Farnworth
|
Individu "Normal" |
Individu "Deutan" |
||
|
Score : angle : 61.98 |
|
|
Score : angle : -7.26 |
Chaque jeton de couleur est représenté par un petit
cercle et l'ensemble forme une ellipse. (dans des vues graphiques
plus simples ils forment une forme qui ressemble plus à un cercle). La
position des cercles représente en fait des coordonnées avec des tonalités
et la saturation particulières sur la triangle de couleur CIE.
Les petits cercles sont reliés par des lignes suivant l'ordre dans lequel
les jetons avaient été arrangés par l'observateur.
Les erreurs effectuées par le daltonien sont des lignes qui croisent le centre de l'ellipse à un angle
caractéristique qui s'appelle l'axe de confusion d'un certain photopigment.
L'analyse produit trois valeurs importantes :
Doc 9 Bis : Tableau d'interprétation du test de classement des couleurs selon Farnworth
| Type de vision de couleur | Angle | Rayon Principal | Rayon Mineur | Erreur Totale | S-Index | C-Index |
| Normal | 62,0 | 9,2 | 6,7 | 11,4 | 1,38 | 1,00 |
| Erreur Mineure | -12,1 | 9,8 | 9,2 | 13,4 | 1,07 | 1,06 |
| Protanomal | 28,3 | 18,0 | 8,2 | 20,4 | 1,97 | 1,95 |
| Protanope | 8,8 | 38,8 | 6,6 | 39,4 | 6,16 | 4,20 |
| Deutéranomal | -5,8 | 25,4 | 9,6 | 27,5 | 2,99 | 2,75 |
| Deutéranope | -7,4 | 37,9 | 6,3 | 38,4 | 6,19 | 4,10 |
| Tritanomal | -80,8 | 16,3 | 6,4 | 17,5 | 2,57 | 1,77 |
| Tritanope | -82,8 | 24,0 | 6,4 | 24,9 | 3,94 | 2,60 |
Il existe encore d'autres test (notamment sous forme de jeux).
Les tests de rangements de pions, appelés tests d’appariement (Panel D15 désaturé de Lanthony, 100 Hue de Farnsworth, New Color Test) permettent une quantification de l'anomalie. Ils sont fiables et reproductibles. Le test de Farnsworth 100 Hue, s'il est une aide précieuse à la quantification précise de certains déficits, doit être réservé à des cas bien précis. Il ne faut pas oublier les anomaloscopes qui, bien qu’hélas peu répandus, sont dans certains cas indispensables.
1.1 Le handicap du daltonien
Plus l'anomalie est importante, plus la gêne du porteur est grande.
Si cela est une gène pour le dichromate, c'est parce que le monde dans lequel nous vivons est adapté aux trichromates ; il devient donc difficile pour les daltoniens de s'y adapter.
Il n'y a donc une question de degré, mais aussi de type ou de forme de daltonisme.
Voir spectre + fleurs +tritanomal (Doc 10;11;12;13)

Doc 10 : Représentation du spectre coloré de la
lumière blanche, et de celui d'un individu atteint de daltonisme du vert (deutéranopie).
Le vert et le orange sont perçus
comme deux gris, donc confondus.
|
|
|
|
Vision "normale" |
Vision d'un protanope (absence du pigment rouge) |
|
|
|
| Vision d'un tritanope (absence du pigment bleu) | Vision d'un deutéranope (absence du pigment vert) |
Doc 11 : Les images précédentes, réalisées avec l'aide de personnes possédant un oeil à vision colorée normale et un oeil dichromate, tentent de reconstituer les visions des différentes daltoniens.

Doc 12 : Comparaison de spectres de Di- et Tri- chromates
![]() |
Achromate (Absence totale de perception des couleurs) | Dichromate (Absence du gène, donc du pigment) | Trichromate anormal (le gène est hybride donc le pigment a une sensibilité différente) |
| Cône L Rouge (Protan) |
![]() Achromate (monochromate) |
|
![]() Protanomal |
| Cône M Vert (Deutan) |
|
![]() Deutéranomal ( Type le plus fréquent) |
|
| Cône S Bleu (Tritan) | Tritanope (cas rare) |
Tritanomal (cas rare) |
Doc 13 : Les images précédentes tentent de reconstituer les différentes visions des daltoniens.
1.2 Exemples de la vie courante
En ce qui concerne la
conduite automobile, les feux tricolores des carrefours ne se distinguent
que par leur clarté : le vert et le rouge ne sont que deux gris différents. La couleur
rouge des feux arrières des voitures peut poser des problèmes : il est
souvent difficile de savoir si la voiture s'approche ou
s'éloigne.
Le dyschromate peut être
incapable de savoir si une femme porte du rouge à lèvres ou pas.
L'impossibilité de faire la distinction entre une femme blonde avec des yeux
bleus et une femme rousse aux yeux verts est plus délicat à vivre pour
certains.
Quand il cuisine, le dyschromate peut rencontrer des difficultés à différencier : la viande saignante de la viande cuite, les tomates vertes des tomates mûres, le ketchup entre chocolat liquide, ou entre un jus de citron et un Coca-Cola ou un Pepsi-Cola ...
Il est important, pour éviter les embêtements, que les jeunes daltoniens connaissent leur anomalie avant les phases décisives de leur orientation scolaire et professionnelle.
Seul l'ophtalmologiste dispose des moyens et des compétences nécessaires au diagnostic qualitatif et quantitatif de la dyschromatopsie.
Ce diagnostic précis est le préalable indispensable à un conseil avisé sur la plan de l'orientation professionnelle future.
Voir Métiers interdis aux daltoniens (Doc 14)
A ce jour, aucun produit ni aucun traitement n'est capable de corriger de façon définitive le daltonisme. Pourtant, diverses solutions ont été proposées pour tenter de corriger les déficiences de la vision colorée :
Il est uniquement possible de modifier l'appréciation des couleurs mais sans pour autant permettre de les percevoir réellement.
La lentille X-Chrom
Crée en 1971 par Zeltzer, X-Chrom est une lentille souple (comme celles utilisées en optique), de couleur rouge foncé que l'on porte sur l'oeil non directeur. Elle permet à certains déficients de mieux interpréter les couleurs ou plutôt les contrastes sans pour autant permettre de reconnaître réellement la couleur. Le daltonien peut alors comparer les couleurs avec l'autre oeil. S'il y a des différences, c'est signe qu'il y a quelque chose qui cloche. Certains sujets améliorent leurs résultats à des tests de dépistage (notamment le test d'Ishihara) lorsqu'ils portent la lentille. Cependant, il ne faut pas assimiler de meilleurs résultats à un test de dépistage à une véritable amélioration de la vision colorée.
Michel, sur internet
Moi je suis atteint du daltonisme rouge-vert, ce qui veut dire que j'ai tendance à confondre ces deux couleurs, ce n'est pas aussi simple que cela le semble. Malgré mon anomalie, je peux voir le rouge, puis le vert - la plupart du temps. Mais il y a des situations où je ne peux pas nommer une nuance du vert ou deux rouge, et j'emploierais les mots gris, vert, rouge ou brun également. Je crois que j'ai une bonne idée comment voient les gens à la vision des couleurs normale, mais j'aurais bien du mal à exprimer en mots comment je vois à quelqu'un qui n'est pas daltonien.
Voici un exemple de ce que j'entends. Si l'on aligne des seaux en plastique de plusieurs nuances du rouge et de l'orange (ou du bleu et du pourpre), il y en aura que je pourrai identifier sans hésiter comme rouges, ou orange, mais il y en aura aussi d'autres qui, à mes yeux, pourraient être soit rouges soit orange, ou même bruns. Pour moi, il y a une distinction nette entre le rouge et le vert, et le rouge et le jaune, mais je ne crois pas que le rouge et l'orange sont des couleurs différentes (il en est de même pour le bleu et le pourpre). Chose étrange, je saurais quels des seaux je pourrais nommer selon votre définition, et lesquels dont je ne suis pas sûr.
La distance et la grandeur des objets influence la facilité avec laquelle je peux discerner les couleurs. Le plus près qu'un objet se trouve, ou le plus grand qu'il est (donc le plus d'espace qu'un image présente aux rétines), le plus facilement je peux en déterminer la couleur. Parfois de loin je ne sais absolument pas de quelle couleur est un objet, mais de près la couleur est bien distincte.
EN SAVOIR PLUS
Dans quelles conditions utiliser le test ishihara ?
Une bonne correction optique en verres non teintés est de mise.
L'utilisation peut être effectuée en vision binoculaire dans la mesure où l'on recherche une dyschromatopsie héréditaire qui est forcément identique sur les deux yeux.
L'éclairage par lampe à incandescence doit être formellement proscrit (rappelons que les lampes halogènes sont des lampes à incandescence). Un éclairage par lampe fluorescente ou simplement par la lumière du jour (théoriquement devant une fenêtre au Nord) en évitant l'éblouissement sera convenable.
Le daltonisme
Les deux gènes qui codent pour les pigments des cônes L et M sont alignés l'un derrière l'autre sur les bras longs du chromosome X. Il en résulte, lors de la méiose (double division cellulaire aboutissant à la réduction du nombre de chromosomes, et qui se produit au moment de la formation des cellules reproductrices), des risques de recombinaisons partielles entre eux (par crossing-over : enjambement ) entraînant des perturbations de la vision colorée. En pratique, deux cas sont possibles: le crossing-over intergénique, et le crossing-over intragénique.
Dans le premier cas, un gène entier est absent d'un des deux chromosomes; l'homme qui hérite de ce chromosome est dichromate. L'autre chromosome X, en revanche, possède le gène en double exemplaire, et l'homme qui en hérite a une vision colorée normale: le gène supplémentaire n'a pas d'effet apparent. Dans le second cas, toujours lors de la méiose, le point de rupture du chromosome se fait au milieu du gène lui même, ce qui a pour effet de séparer les exons. Le crossing-over produit alors des gènes hybrides; une partie des exons codant la iodopsine M est transférée dans le gène des iodopsines L, et vice versa. Les substitutions d'acides aminés qui en résultent modifient les courbes d'absorption des pigments de façon variée, d'où des altérations de la vision colorée qui vont d'une anomalie minime au dichromatisme. On sait classer les formes de daltonisme; cette classification se fait selon le type du cône atteint. Aux trois types de cônes correspondent donc trois types de daltonismes.
Progrès
Traditionnellement, on pensait que les mères porteuses du gène du daltonisme percevaient les couleurs comme une personne qui a une vision normale, appelée 'trichromate'. Mais ce n'est pas le cas. Nous avons mis en évidence que le quatrième pigment (celui associé au daltonisme) s'exprime aussi dans la courbe de sensibilité spectrale de ces femmes. Des nuances ont été observées sur le plan des subtilités des couleurs et des intensités perçues", révèle Jocelyn Faubert.
Nous voulons démontrer qu'il existe chez les mères porteuses des régions
spécifiquement trichromates et d'autres dites daltoniennes, souligne Jocelyn
Faubert. Cela permettrait de confirmer la théorie génétique de Lyon, du moins
pour ce qui est de la vision des couleurs chez les mères
porteuses!"
Qu'est-ce que la théorie de Lyon ? Elle dit que différents
chromosomes X peuvent s'exprimer dans l'organisme, répond Jocelyn Faubert. Selon
la chercheuse française qui l'a élaborée, il y a une alternance dans
l'expression de ce gène. Le chromosome X du père est présent dans certaines
régions alors qu'ailleurs, c'est le chromosome X de la mère qui est exprimé.
"Nous croyons que ce phénomène est aussi valable pour la vision des mères
porteuses.
Professeur Jocelyn Faubert, de l'École d'optométrie.